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La Jetée-Promenade
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Vue panoramique sur la Jetée
Vue panoramique (1902) de la Promenade des Anglais, à gauche la deuxième Jetée et à droite entre deux palmiers le monument du Centenaire, (c'était le concurrent du Casino Municipal).


La première Jetée-Promenade :

Gestation :

Le Marquis d'Espouy de Saint Paul rêve de doter Nice d'une réplique du Cristal Palace (Hyde Parc - Londres). Le projet est présenté à la Municipalité, qui l'adopte le 20 novembre 1875.
Où l'implanter ? Sur le Jardin public, répond M. de Saint Paul, le Jardin public lui-même sera déplacé sur l'embouchure du Paillon (le Paillon n'est pas encore couvert). Mais le cahier des charges municipal exige que la création du nouveau Jardin soit achevée avant de raser l'ancien, aux frais du Marquis.
Cette exigence fit capoter le projet. M. de Saint Paul ne désarme pas : il imagine poser son Palais de cristal sur la mer devant l'Hôtel des Anglais et le Jardin public.

Naissance :

Après plusieures demandes auprès de la Préfecture, M. de Saint Paul obtient la concession du domaine maritime d'une surface 6.500 m2, signée le 31 mars 1879. Les travaux commencèrent fin octobre 1880.
Changement de direction, le 22 juin 1881, lors de la constitution de la S.A. de la Jetée -Promenade de Nice : M. de Saint Paul laisse la place un nouveau groupe repreneur présidé par le Général de Jaugigny.
En même temps, le Casino Lazard (Casino Municipal) a du mal a sortir du Paillon. Le Maire Borriglione constitue la S.A. du Casino Municipal de Nice et oppose une série de refus aux demandes "de raccordement de la culée de la passerelle au perré de la Promenade des Anglais". Cela durera un an, le Préfet signe le 17 mars 1882 un "arrêté de racordement" : le Maire ne pourra plus s'opposer à l'achevement de la Jetée.

Exploitation éphémère :

Octobre 1882 : les trois corps de la bâtisse centrale, le dôme, les 2 terrasses latérales et leurs pavillons sont achevés. Bien que les aménagements intérieurs ne le soient pas, une première mise en exploitation s'effectue : ouverture des promenoirs, des terrasses et des espaces intérieurs du premier niveau.
Les avis sont partagés : le "Progrès de Nice" compare la Jetée à une "monstrueuse méduse", mais, M. J. de Fontanes, "chroniqueur mondain" trouve "que son style un peu oriental lui donne une poésie rêveuse et une attraction enchanteresse, ce cachet spécial qui devrait toujours distinguer les monuments de Nice destinés au plaisirs." .

Un mystérieux incendie :

Le 4 avril 1883 à 17 h 30. Une énorme fumée s'élève au dessus de la Jetée, une heure suffit à réduire la Jetée à un amas de poutrelles tordues.
Seules la passerelle et les installations d'accès pourront être sauvées par les pompiers.
Un témoin de scène se trouvant devant l'hôtel de Rome (à l'est des jardins Masséna) : "5 h 33, légère fumée au dessus du théâtre ... 5 h 52, la coupole du théâtre s'écroule dans un fracas épouvantable ..".
Il n'y eue aucune victime, car la Jetée était fermée au public jusqu'au 8 avril, date prévue pour son inauguration.
L'enquête ne permit jamais de savoir les causes exactes de l'incendie.
Ainsi, mourut le premier Palais.

La deuxième Jetée-Promenade :

Après l'incendie, la Société est optimiste : "le bâtiment sera vite reconstruit, dès les conclusions de l'enquête", déclare-t-elle 12 avril à l'Eclaireur.
Pendant 2 saisons, les installations se détériorent. Une mise aux enchères en décembre 1883 restera vaine. La Société est dissoute le 28 novembre 1885.

Renaissance :

La Jetée dans son état premierEn octobre 1886, un liquidateur est nommé : M. Lougarre qui mettra tout en en œuvre pour sauver la Jetée.
Il obtient le 16 janvier 1887 auprès des Services Ministériels une autorisation de rétrocession de la concession, au bénéfice d'éventuels repreneurs.
Après 3 adjudications infructueuses, le 24 septembre 1888, il présente "cinq personnes fort honorables et solvables ... qui vont former une S. A. française ayant pour objet la reconstruction et l'exploitation de la Jetée ...".
Le 20 décembre 1888, la nouvelle société est constituée, elle prend la dénomination de : Société Anonyme de la Nouvelle Jetée Promenade de Nice.

Construction :

La Jetée de dos








La Jetée de profil


Agonie et mort de la Jetée :

La Jetée en reliefEn 1942, malgré un sursis et quelques tentatives de "soirées", la jetée ferme définitivement le 20 décembre 1942.
La Jetée fut d'abord mi 1943 dépouillée de ses cuivres, de ses bronzes, de ses laitons, de ses cablages électrique et tout objets non ferreux. Malgrès les protestations du Président du Conseil d'Administration, Jacques Fastout.
Après le départ des Italiens. Les Allemands en janvier 1944, décident de démolir la Jetée pour récupérer le métal qui la constituait.
Le 20 novembre 1946, l'Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées, par arrêté prétectoral : "retire à la Nouvelle Jetée Promenade de Nice l'autorisation d'occupation du Domaine Public Maritime accordée le 31 mars 1879 ... La Société devra remettre les lieux dans leurs états primitifs".
La Société en appelle au Conseil d'Etat, mais en mais 1947, elle doit se résoudre faire disparaitre les vestiges. Le 13 juillet 1951, le Conseil d'Etat déclare valable la décision de retrait du 20 novembre 1946, le Palais de la Jetée Promenade est définitivement mort.

Galerie :


La Véranda - La Salle de Restaurant


Le Salon du Jetée


La Salle des Petits Chevaux

La Terrasse située à l'arrière du Jetée
Sources :- Guy Julien Moreau "Le Casino de la Jetée-Promenade : naissances, vies et morts des deux Palais" - Edition Gilletta 1993
- Bibliothèque Nationale de France :
http://gallica.bnf.fr

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